I've been tagged!! Fuck off!

Plus j'ai l'air con et plus je le suis


Le principe du tagg est de demander à quelqu'un de dire 7 choses sur lui. Alors on y va, dans la joie et la bonne humeur...

1: J'aime de moins en moins les choses pompeuses; ou plutôt, je trouve de plus en plus de choses pompeuses. Si ça continue je vais finir par préférer les mots aux phrases.

2: Je n'aime pas tomber sur un répondeur, et encore moins y laisser un message, sauf dans des cas où la drogue a eu raison de moi.

3: "Repartir la bite sous le bras", j'adore.

4: Le Desespoir c'est difficile à gérer, et le pire, c'est que je continue de te fréquenter.

5: La séduction, je sais que c'est dire non quand tu dis oui, et pourtant je dis toujours oui, comme un con.

6: Plus j'ai l'air calme et moins je le suis. Plus j'ai l'air joyeux et moins je le suis. Plus j'ai l'air con et plus je le suis.

7: heureusement qu'il y a des lois, sinon j'achèterais une carabine et très vite, je n'aurais plus de voisins.

# Posté le mardi 25 septembre 2007 13:31

Nota Bene

Une fois, j'étais tellement bourré que je suis tombé dans un congélateur.

- Je pense que si tu continues de pleurer dans ton berceau, je vais te foutre une torgnole et ta mère va pas m'aimer...
- Enchaîner les cigarettes, c'est un bon moyen de se faire croire qu'on est triste, mais que tout va aller mieux, alors qu'en réalité on n'est pas si triste que ça, et tout va aller plus mal.
- J'aime bien réussir à te faire rire, mais j'aimerais bien te faire pleurer, de temps en temps.
- J'aimerais bien essayer le LSD, mais je peux pas, et d'un côté, c'est mieux.
- Dans "avant que les alliés n'arrivent", il y a "avant que les aliens arrivent".
- Si je hais le chien, c'est parce qu'il est le meilleur ami de l'homme.
- Quand on m'a dit qu'on arrivait jamais à savoir ce que je pensais, j'étais partagé entre la déception et le soulagement.
- Votre chien ne mord pas? Moi si!
- Une fois, j'étais tellement bourré que je suis tombé dans un congélateur.
- Je n'ai presque jamais joué aux échecs, mais ils m'ont toujours suivi.
- Le chanteur de Louise Attaque a de la chance. moi qui suis toujours enrhumé, je ne pourrais jamais t'emmener au vent.
- Quand je repense à ta lettre, je ne sais pas si tu t'en souviens mais quand j'y repense, j'ai le coeur en excès de vitesse.
- Je ne sais pas si le courage solitaire suffit à déplacer des montagnes, mais la lâcheté solitaire, non, je vous garantie; J'ai essayé.

# Posté le mardi 25 septembre 2007 14:10

Nota bene 2



- La Bible, c'est comme un blockbuster: ce qui a joué, c'est la campagne publicitaire.
- Il n'y a qu'une chose qui puisse me motiver à ranger ma chambre: La venue d'une fille. et souvent, d'ailleurs, je la range pour rien.
- Quand on aime on ne compte pas, sauf pour les cigarettes.
- La différence entre nous, c'est que tu vois la vie en technicolor et moi en sépia.
- C'est terrible, mais si tu étais moche, je te pardonnerai moins de choses...
- Le troisième degrès, c'est quand tu me dis "je suis con", que je réponds "oui" et que tu rigoles, alors que je n'ai rien dit de drole, vraiment...
- C'est drôlement con, mais quand je suis à côté d'un gay, je fais tout pour paraître le moins efféminé possible.
- L'ironie, c'est quand tu me parles du mec dont tu es tombée folle amoureuse.
- Un coup de fil, c'est pas grand chose.
- L'amour, ça tient à pas grand chose.
- Si l'on prend une photo de moi et qu'on la plie légèrement, j'ai la tête de Gérard Jugnot, et tout ça me fait très peur.
- Je trouve pénibles les gens pleins de bons sentiments, et pourtant, j'aimerais y croire.
- Pense aux camions sur l'autoroute. Pense à des tonnes de rats crevés se déversant depuis des camions bennes dans des hectolitres d'immondices puants.

# Posté le mardi 25 septembre 2007 14:41

Modifié le mercredi 26 septembre 2007 02:15

501's style partie 1

Ledit bus, arrivé à l'arrêt, manque de nous écraser par la promptitude de sa manoeuvre de rabattement, et encore, j'abuse des euphémismes

On vous a dit qu'Hitler avait tué tous ses enfants avant la chute du bunker de Berlin en 1945. On vous a menti. Un de ses fils au moins a survécu. Je le sais car c'est lui qui me conduit au lycée tous les matins. Bien entendu, il faut vous imaginer la progéniture avec une cinquantaine de kilos en plus, et une conduite digne de Colin Mc Ray un soir de grande cuite.

L'histoire de mes matins commencent dans la nuit, lorsque je sors de chez moi, à sept heures. Au loin, je vois poindre une lugubre lumière verte, qui se rapproche à la vitesse d'un avion de chasse de mon arrêt de bus. Ledit bus, arrivé à l'arrêt, manque de nous écraser par la promptitude de sa manoeuvre de rabattement, et encore, j'abuse des euphémismes. Je ne sais pas si mon chauffeur a cette mine patibulaire parce qu'il sait que je sais qu'il est le fils caché du dirigeant du troisième reich, mais en tout cas, il n'a pas l'air foncièrement heureux, ni même poli d'ailleurs.

La partie peut alors commencer. Je m'assieds sur une des dernières banquettes aux deux sièges libre, et tout le jeu consistera à ce que PERSONNE n'ait l'idée de s'assoir à l'endroit ou je pose mes jambes, c'est à dire la deuxième banquette. La meilleure technique, que l'on appellera communément technique du BRBC -Brian Romain Ben Clément, utilisateurs avertis de la ligne Bordeaux Langon 501. Cette technique consiste à tout d'abord se boucher les oreilles en les obstruants d'écouteurs. Ainsi, tout contact auditif est coupé avec le monde extérieur. Mais, me direz vous, on peut toujours me faire signe, je ne suis pas aveugle! C'est là qu'intervient la deuxième étape, facilement simulable au vue de l'heure matinale : Faire semblant de dormir. Ainsi, en associant les deux étapes, vous êtes certains qu'aucun importun ne viendra prendre le peu de place dont vous disposez! Nous verrons dans une seconde partie comment se déroule le trajet du soir, et comment accessoirement je peux ainsi jouer au cosmonaute pendant quelques secondes...

# Posté le jeudi 11 octobre 2007 13:26

Match retour

 Match retour
C'est alors, pendant les cinq secondes que met le bus à faire le tour du rond-point, une totale immersion dans le monde chamarré et fort en émotion d'un cosmonaute...



Il est important de noter que le trajet aller du bus 501 est certes éprouvant, mais qu'il se reproduit surtout deux fois par jours. Le trajet retour, puisque c'est de celui ci que nous allons parler, se fait dans une ambiance différente de celui du matin. Tout d'abord, il faut réussir à y monter. La tâche, qui pourrait paraître aisée, n'est en fait pas si simple. Les personnes âgées, qui méritent tout notre respect et notre solidarité, éprouvent en effet quelques difficultées à sortir la monnaie de leurs poches, mais n'éprouvent par contre aucune difficulté à pousser tout le monde à grands renforts de raclements de gorges glaireux et de grognements outrés pour pouvoir passer en premier. Ce qui leur permet d'emmerder allègrement tous les usagers, dont moi, qui attendent sur le quai. Et vas y que j'ai pas de monnaie, et vas y que je tape la causette au chauffeur... Puis le vieux avance, mais s'arrête en plein milieu de l'allée, ce qui créé un second bouchon. En effet, ils ont besoin de scruter toutes les places, ce qui prend du temps, alors qu'ils savent pertinemment qu'ils s'assieront au premier rang. C'est une pathologie caractéristique de nos amis seniors, et certes un peu pénible, s'il vous plait, restons polis.

Lorsqu'enfin vous pouvez rentrer dans le bus, et que vous vous asseyez, vous devez alors faire face, le vendredi notamment, au terrible bloc communiste. Ce bus, c'est un vrai livre d'histoire! Et oui, de la même façon que nous croisons Hitler tous les matins, le soir, une espionne du KGB zone dans le 501. Pour vous la décrire physiquement, je dirais simplement que c'est elle qui a cassée tous mes fantasmes sur les espionnes russes. Cette nana est flippante. Elle passe le trajet à vous mater avec ses yeux globuleux, et pire encore, semble savoir, après des tests fiables effectués par nos laboratoires, à quel arrêt descend chaque usager du bus! Si si, je vous assure.

Après moult tourments, vous vous imaginez que je peux regagner paisiblement mon domicile. C'est faux. Mon arrêt de bus étant situé à un rond-point, il faut que je me lève avant pour que le chauffeur ait le temps de prévoir l'arrêt, ne rigolez pas, à 130 kilomètres heure, ce n'est pas si facile. Je réalise chaque soir le rêve de plein de petits enfants, à savoir ressentir les sensations que procurent un vol à mac 3. Les manèges de la foire aux plaisirs, ils me font bien marrer après. Petis joueurs! Paré au décollage dans mon cockpit, je m'élance tel un parachutiste. C'est alors, pendant les cinq secondes que met le bus à faire le tour du rond-point, une totale immersion dans le monde chamarré et fort en émotion d'un cosmonaute, à droite, à gauche, parfois en bas, si mon état ne permet pas la station debout, et dans tous les cas, avec l'impression de peser le triple de mon poids.

Je peux, après toutes ces épreuves, regagner mon logis, fatigué, éreinté. Après un retour de Spoutnik, je pense que c'est justifié, non?

# Posté le mardi 16 octobre 2007 13:25